Quel avenir pour la biocosmétique?

La cosmétique "classique" est accusée d'être dangereuse pour la santé. Enjeux pour les géants de la cosmétique? Existe-t-il une législation nationale ou européenne du secteur? Quelle est alors la place de la biocosmétique dans ce contexte?

02 mars 2007

Les silicones préoccupent l'industrie de la beauté

L'ingrédient est incontournable mais critiqué pour ses effets sur l'environnement. Les industriels recherchent des alternatives, telles certaines huiles végétales.

Mais que reproche-t-on au silicone ? De n'être pas bio-dégradable, pour l'essentiel. Du coup, même si aucune réglementation contraignante n'est attendue, la R&D des industriels travaille à des produits de substitution, comme certaines huiles végétales telles que celles de tournesol, palme, abricot, olive, etc. L'Oréal pourrait ainsi lancer, selon une information exclusive LSA, ses premiers shampoings sans silicone au second semestre 2007.

Pour autant, les produits de substitution risquent d'avoir du mal à faire oublier les avantages de l'ingrédient silicone. Ses propriétés de réparation de la fibre, de démêlage, de lissage de pointes pour les seuls produits capillaires - sans parler des crèmes -  de même que sa stabilité dans le temps, son innocuité pour l'homme et son faible coût en font encore un produit incontournable.

Si les huiles végétales semblent bien représenter la voie d'avenir des cosmétiques, cette piste est à emprunter avec grande prudence.

Ce sujet est développé par Christine Riste dans l'édition magazine de LSA du 1er mars 2007, pages 20 à 22.

18 février 2007

Biguine lance sa gamme Bio!

f8f6f8ad40e428fab2a73c1ef01f05faLa marque Biguine coiffure se dote elle aussi d'une gamme de produits de soin pour le visage & le corps certifiée bio, Ecocert. Elle sera disponible à partir d'octobre exclusivement dans les Instituts Jean-Claude Biguine. Cette stratégie confirme bien la volonté qu'ont les grandes marques de produits cosmétiques à suivre la tendance du bio.
Par ailleurs, sur le site Internet de la marque, on observe que Biguine fait réference à la polémique engagée contre les produits cosmétiques et de soin d'origine chimique, dont voici un extrait :

"Les communications scientifiques mettent en évidence les dangers pour notre santé des composants chimiques présents dans de nombreux cosmétiques. C’est pourquoi le monde de la beauté naturelle et BIO, animé par une éthique écologique et biologique, a décidé de réagir. Comment? En instaurant une garantie de naturalité : le Label COSMEBIO indique les produits certifiés par Ecocert..."

Pour en savoir plus

10 février 2007

L'Oréal : protection de l'environnement, responsabilité envers ses client, et choix éthiques des ingrédients

Le géant mondial de l'industrie cosmétique L'Oréal prend des engamements en terme de protection de l'environnement, responsabilité envers ses client, et choix éthiques des ingrédients. Une question légitime se pose alors : Est-ce une opération marketing?
A cette question, la responsable Communications Corporatives chez L'Oréal Canada, Sandrine Michard, répond : "C'est un travail de fond que l'on fait depuis des années. Mais on a toujours eu comme philosophie d'agir avant de faire savoir."
L'Oréal figure d'ailleurs dans les indices boursiers intégrant des critères de développement durable comme ceux de FTSE4Good. La responsable communication ajoute "En tant que leader de l'industrie cosmétique, on se doit de montrer l'exemple. L'important est de prendre un engagement et de se commettre par rapport à un objectif."

Concernant les tests sur les animaux, même si l'entreprise ne fait plus de tests de produits cosmétiques sur des animaux depuis 1989 et exige le même engagement de la part de ses fournisseurs, la vice-présidente communications corporatives chez L'Oréal Canada reconnaît "qu'il faut être honnête avec le consommateur. Toute industrie, qui utilise des composants chimiques, sait qu'à un moment donné, ceux-ci ont dû être testés sur des animaux. Pour assurer la sécurité de nos produits, on est obligé d'utiliser ces ingrédients testés."

Cependant, depuis 20 ans, L'Oréal développe des tests alternatifs, axés sur la biologie cellulaire et l'ingénierie tissulaire afin de reproduire la peau humaine. Une filiale du groupe, Episkin, fabrique des kits de peau, reconstruite de façon industrielle, qui permettent des tests in vitro d'ingrédients.

L'Oréal prend les devants. D'ici 2009, les tests de sécurité animaux devront être arrêtés en Europe et les plus complexes, en 2013. L'Oréal adopte donc une stratégie d'anticipation de la réglementation européenne...

Source : article tiré de La Presse http://www.lapresseaffaires.com/,  06 janvier 2007, Véronique Bouvier.

06 février 2007

La nouvelle chimie écolo

Il y a la revue savante Green Chemistry. Le congrès annuel Green Sustainable Chemistry. Et maintenant, le Pro-Xylane, le premier produit de beauté conçu en suivant les principes de la chimie verte.

"Les compagnies commencent à réaliser que c'est davantage qu'une mode", explique Alexandre Cavezza, chimiste à Paris pour la compagnie de cosmétiques L'Oréal, qui se trouvait cet automne à Montréal pour présenter le Pro-Xylane, une molécule anti-vieillissement.

"Le Pro-Xylane a été conçu selon les principes de la chimie verte, affirme M. Cavezza. Par exemple, il y a seulement deux étapes dans le procédé chimique, contre cinq si les principes habituels avaient été suivis. Sa fabrication ne génère que 13 kilos de déchets par kilo de produit, alors que la chimie fine ordinaire génère jusqu'à 50 kilos de déchets par kilo de produit. Dans le cas du Pro-Xylane, ces déchets sont essentiellement constitués d'eau, qui est le solvant utilisé. Le Pro-Xylane est biodégradable et il est tiré de végétaux renouvelables. Nous évitons spécifiquement les végétaux dont l'exploitation contribue à la déforestation", précise M. Cavezza.

Les responsables de L'Oréal affirment qu'il ne s'agit pas d'un coup de pub visant à mousser les ventes d'un cosmétique, une catégorie de produits très sensible au marketing. "La mise au point du procédé a pris cinq ans, beaucoup plus qu'un cosmétique ordinaire, mais le coût de production est deux à trois fois moins cher, affirme M. Cavezza. À moyen terme, c'est un bon investissement..."

source : La Presse, Mathieu Perreault, janvier 2007

28 janvier 2007

Quels sont les risques des produits utilisant des nanotechnologies en termes de santé publique ?

Table ronde organisée autour du thème : "Quels sont les risques des produits utilisant des nanotechnologies en termes de santé publique ? Comment peut-on envisager la protection des salariés, des consommateurs et des utilisateurs ?"
Cette table ronde réunit des scientifiques et universitaires qui interrogent, des responsables du groupe L'Oréal dont M. Francis Quinn, physicien au département recherche du groupe L'Oréal, sur la toxicité des nanoparticules utilisées dans l'élaboration des cosmétiques du groupe.

Entretien à lire impérativement, au cours duquel les représentants de l'Oréal se défendent de la toxicité des produits L'Oréal.

Lire le compte rendu de la table ronde

20 novembre 2006

L’OREAL SOUTIENT LE PROJET DE REGLEMENTATION EUROPEENNE « REACH »

oCommuniqué de presse paru le 6 septembre 2006 sur le site Internet du groupe L'Oréal France: http://www.loreal.fr/, qui traite de la volonté du groupe de soutenir le projet de règlementation européen Reach, s'inscrivant ainsi dans une démarche de Développement Durable. Est ce un réel soutien à cette règlementation européenne, visant à plus de transparence pour les consommateurs, ou une stratégie de communication pour le groupe? à vous d'en juger...

Extrait du communiqué de presse:

"Alors que la seconde lecture du projet « REACH » (Registration, Evaluation and Authorization of Chemicals) débute actuellement au Parlement Européen, le groupe L’Oréal tient à rappeler son soutien à cette réglementation nécessaire, qui s’inscrit en parfaite cohérence avec sa propre démarche de développement durable. Avant même la publication du projet « REACH », L’Oréal avait adopté depuis de nombreuses années une attitude responsable visant à assurer la protection de la santé des consommateurs et la préservation de l’environnement[...]"

Lire le communiqué

14 novembre 2006

Clarins lutte contre les méfaits de l'environnement

Article paru dans le Figaro le 16 octobre 2006 concernant le groupe Clarins, principal concurrent de L'Oréal. Le groupe se lance dans une lutte contre les méfaits de l'environnement et de la pollution urbaine avec la création d'un spray contre les ondes électromagnétiques et les pollutions urbaines.

"AVOIR une longueur (d'onde) d'avance... Quinze fois plus petit que L'Oréal, Clarins prend un malin plaisir à taquiner son grand concurrent : « Ils sont un groupe de chercheurs, nous, nous sommes des trouveurs », plaisante Christian Courtin-Clarins, président et héritier de l'entreprise familiale. Dernière trouvaille : un spray contre les nuisances de la vie moderne. Brume Ecran Expertise 3P, lancé en janvier prochain, est censé protéger des ondes électromagnétiques des téléphones portables et autres ordinateurs, ainsi que de la pollution urbaine entraînant un vieillissement accéléré de la peau [...] Clarins s'est associé au CNRS de Limoges pour créer une formule comprenant des extraits de plantes résistantes à un environnement hostile. « C'est un grand pas pour l'industrie cosmétique, équivalent aux premiers filtres anti-UVA », se félicite Christian Courtin. L'annonce s'inscrit dans une offensive de séduction des industriels des cosmétiques, dont l'image a été écornée récemment, notamment par la campagne « Cosmetox » de Greenpeace."

Lire l'article

12 novembre 2006

Cosmétiques? Confiance!

Sur le site Internet "produits bauté" crée par un regroupement de 74 marques de cosmétique, l'industrie cosmétique se défend dans sa rubrique "Notre actualité" datée du 03-11-06 :
difficile pour le consommateur de s'y retrouver entre deux discours contradictoires!

Extrait :
L'industrie cosmétique repose sur un lien de totale confiance avec le consommateur. Or, ce consommateur évolue. De plus en plus attentif à la qualité de son environnement, de plus en plus sensible aux questions de santé publique, il devient un «consom-acteur». Les sources d'information se multiplient (presse, publicité, Internet, bouche à oreille…) et des questions, légitimement, se posent...

2. Peut-on avoir confiance dans les cosmétiques?
Oui, depuis plus de 30 ans, aucun produit cosmétique n’a été mis en cause dans un quelconque problème sanitaire.

3. La réglementation qui encadrela fabrication des cosmétiques est-elle une garantie de sécurité?
Oui, cette réglementation est très stricte; elle repose sur les 6 garanties suivantes:
1. Elle est la même dans tous les pays de l’Union Européenne («Marché Commun»).
2. Elle est réactualisée en permanence, pour suivre les avancées de la Science.
3. Les produits et leurs ingrédients (notamment leur concentration maximale)sont réglementés par la Directive Cosmétique*.
4. Divers comités scientifiques indépendants analysent régulièrement la sécurité des ingrédients utilisés.
5. Tout nouveau produit fait l'objet d'un dossier de sécurité très complet; ce dossier est tenu à la disposition des autorités sanitaires (en France: l’Agence de Sécurité Sanitaire-AFSSaPS; le Ministère de la Santé; la Répression des Fraudes).
6. En cas de doute sur la qualité d’un produit, l'Agence de Sécurité Sanitaire peut immédiatement le faire retirer du marché. Les consommateurs n'ont donc rien à craindre.

* La Directive n°76/768/CEE (27 juillet 1976) est la Directive de base régissant les cosmétiques ; elle est régulièrement actualisée.

4. Est-il réellement possible de vérifier qu'un produit est sûr?
Oui, chaque fabricant est tenu de se conformer à la Directive Cosmétique, notamment pour ce qui concerne:
le profil toxicologique des ingrédients, leur structure chimique et leur niveau d’exposition. Les produits cosmétiques mis sur le marché «ne doivent pas être susceptibles de nuire à la santé humaine»
(art. 2 de la Directive Cosmétique)...

6. Certains ingrédients ont été mis en cause. Peut-oncontinuer à les utiliser?
Oui, d'abord, parce que ces mises en cause ne sont pas fondées. Ensuite, les ingrédients incriminés ne sont utilisés dans les produits cosmétiques que pour le bénéfice du consommateur : ils ont un rôle primordial pour l’hygiène, le bien-être ou la santé...

14. Les ingrédients d'origine naturellerépondent-ils à des règles de sécurité différentes?
Non, l’utilisation d’une substance naturelle en cosmétique est strictement soumise aux mêmes règles de sécurité qu’une substance synthétique (voir question 3).
Plus généralement, aucune étude n'a démontré que, entre les substances naturelles et les substances synthétiques utilisées dans la plupart des cosmétiques, les unes seraient intrinsèquement meilleures que les autres, que ce soit pour la santé ou pour l'environnement. De fait, c’est dans la complémentarité entre substances naturelles et synthétiques que, depuis toujours, s’est développée l’industrie cosmétique.

Dans les discusions sur les cosmétiques, on voit s'opposer des études, le plus souvent contradictoires. Le public peut-il donc s'y retrouver?
Oui, le public doit se fier aux travaux menés par les autorités de santé, qui sont fondés sur des expertises scientifiques indépendantes.
C’est sous le contrôle des autorités de santé publique que les produits de parfumerie, d'hygiène et de beauté sont élaborés. En outre, l'Agence de Sécurité Sanitaire (AFSSaPS) peut à tout instant faire retirerdu marché un produit suspect.
Les consommateurs peuvent donc continuer à utiliser les parfums et cosmétiques en toute confiance.

http://www.produits-beaute.com/actualites/6_Cosmetiques___Confiance__.html

Autre lien à lire : http://www.produits-beaute.com/actualites/5_Les_cosmetiques_et_la_securite_du_consommateur.html#

11 novembre 2006

Avon continue d’écrire son histoire dans le respect de l’humanité

Face aux attaques contre l'industrie, les géants de la cosmétique investissent de plus en plus dans le marketing afin d'améliorer leur image de marque et s'orientent vers une communication axée sur la protection des consommateurs et de l'environnement. C'est le cas de Avon qui axe sa communication sur le respect de l'humanité.

Extrait du site Intenet du renseignement économique offrant une analyse des médias :
Avon a levé plus de 400 millions de dollars pour lutter contre le cancer du sein. Des paniers de produits Avon sont offerts aux généreux donateurs. Après le marketing de la peur entretenu par certains journalistes, on découvre le marketing du respect de notre environnement au sens large. La fondation AVON défend une cause qui touche ses clients sans diminuer ses investissements dans les périodes de vaches maigres.

http://www.renseignementeconomique.net/article.php3?id_article=121

08 novembre 2006

L'alliance The Body Shop-L'Oréal inquiète

body_shop_picFaces aux critiques adressées aux géants actuels de la cosmétique, on s'aperçoit que ces derniers adoptent de plus en plus des comportements visant à redorer leur image de marque. Ces comportements visent notamment à développer des alliances avec des entreprises dans lesquelles les notions de Développement Durable et d'Ethique sont fortement intégrées dans leur culture d'entreprise. C'est le cas notamment de L'Oréal qui a développé une alliance avec The Body Shop en Mars 2006; en effet, l'Oréal en développant cette alliance vise à respecter les valeurs fondamentales de The Body Shop; ce respect passe notamment par l'élimination des tests sur animal en laboratoire. Toutefois ces alliances sont critiquées car elles suscitent encore beaucoup d'interrogations.

Article paru dans le site de Novethic, le 01 septembre 2006 dont voici un extrait:

"Le 17 mars dernier, la nouvelle du rachat par l'Oréal de l'emblématique chaîne de magasins The Body Shop a fait couler beaucoup d'encre. L'union est pour le moins inattendue : le numéro 1 mondial de la cosmétique industrielle et The Body Shop (TBS), enseigne aux engagements humanistes et environnementaux affichés, fondée il y a trente ans par Anita Roddick, qui a souvent fustigé le groupe L'Oréal et ses valeurs. Trois mois après son annonce, cette alliance soulève toujours autant de questions : The Body Shop va t-il pouvoir conserver sa vision alternative du commerce ? L'Oréal a t-il acheté cette enseigne pour montrer que l'éthique lui importe, mais sans pour autant vouloir transformer en profondeur ses propres processus ?"

http://www.novethic.fr/novethic/site/article/index.jsp?id=102208




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